La Blockchain : du pouvoir de communiquer au pouvoir d’agir.

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L’invention du Bitcoin est celle de la première monnaie virtuelle, mais après elle, il y a tout un dispositif de participation collective appelé Blockchain. Bien plus qu’une alternative numérique, elle apparaît comme l’avenir des plateformes numériques participatives. 

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Texte de Luisa Fernanda Betancurt Rios. Photographies de Pierre Musellec 

Imaginons que nous avons besoin d’envoyer une lettre recommandée. Nous devons imprimer la lettre, passer par la poste, faire la queue, remplir l’information du destinataire et payer. Maintenant imaginons que l’on utilise un service numérique crypté grâce à la technologie de la Blockchain qui nous permet d’envoyer la lettre recommandée depuis chez nous en payant moins de la moitié et qui nous assure juridiquement le même résultat grâce à la traçabilité. On aurait gagné du temps, de l’argent et de la tranquillité. Il existe bien d’autres applications de la Blockchain. Leur point commun : transparence, libre accès, sécurité, confiance. Mais quand on évoque, les crypto monnaies, la tokenisation, ou d’autres applications , de quoi parle-t-on? 

Cette technologie est constituée de blocs d’information, de serveurs numériques. Imaginons des blocs de marbre, où s’inscrivent en temps réel toutes les opérations effectuées, qui sont gardées en mémoire de façon inaltérable. Ces blocs sont reliés les uns aux autres et constituent un historique extrêmement détaillé de tout mouvement, opération ou échange, et toutes données liées aux utilisateurs et à l’activité de l’organisme, public ou privé, pour lequel ils ont été mis en fonction. Ces données sont ineffaçables, et les actions irréversibles. Il est impossible de changer le passé, il est impossible pour quiconque d’effacer les données. Celles-ci sont disponibles, à n’importe quel moment, pour tous les citoyens utilisateurs. 

Dans l’étude intitulée : Blockchain Practices, Potentials, and Perspectives in Greening Supply Chains (Pratiques, potentiels et perspectives de la blockchain dans l’écologisation des chaînes d’approvisionnement) les chercheurs Mahtab Kouhizadeh and Joseph Sarkis expliquent la notion d’Imutability (Immutabilité), caractéristique de la sécurité de la Blockchain : 

« Les données et informations de la Blockchain sont immuables. L’immuabilité signifie que les enregistrements ne peuvent pas être changés ou modifiés sans le consensus des membres du réseau. Les participants peuvent être sûrs que l’historique des enregistrements est fiable et inchangé. Théoriquement, cette fonctionnalité provient du concept d’ajout uniquement (*pratique unique) de la blockchain, ce qui signifie que les enregistrements ne peuvent être ajoutés qu’aux registres et ne peuvent pas être modifiés ou supprimés. » (Kouhizadeh et Sarkis, 2018 : 3) 1

Cette technologie permet ainsi d’échanger des valeurs, de la confiance, sans passer par un organisme intermédiaire. Dans l’article publié par le journal Le Point fr intitulé « Mais, au fait, c’est quoi, la Blockchain, exactement ? » la chercheuse Primavera de Filippi parle des promesses de cette technologie : « La blockchain est souvent décrite comme un « Internet de la valeur » : ce qu’Internet a permis de faire avec les informations –partager des fichiers numériques entre pairs–… En tant que registre décentralisé, la Blockchain permet d’enregistrer des données qui sont authentifiées, certifiées et non répudiables. » (LePoint.fr, 11 mai, 2019, § 2). Ce sont les utilisateurs, le travail collaboratif des citoyens qui font la puissance de cette technologie. Comme par exemple, le mineur, un individu qui vérifie la validité des transactions et qui construit les blocs qui seront enchaînés dans la blockchain et qui sera rétribué pour ce travail. Il s’agit d’un système construit pour tous, qui offre un espace alternatif pour trouver une liberté financière. « Dans la sphère de l’action politique s’intensifient les recours à des dispositifs qui visent à impliquer explicitement une pluralité d’acteurs, au-delà de ceux classiquement habilités » (Blondiaux, Sintomer ; 2002 : 17)

Nombreux sont les usages de la Blockchain au-delà du Bitcoin, qui mettent en évidence le succès de cette nouvelle technologie. Aujourd’hui, elle s’invite dans des secteurs très divers comme l’agriculture, où nous pouvons, entre autres, suivre la chaîne de production depuis son origine et vérifier le respect des règles de qualité, en temps réel. Dans le domaine de l’éducation, elle ouvre des voies vers la formation des traders de cryptomonnaie et chefs de projets de la Blockchain. Elle participe même à faciliter l’investissement de startups, grâce à l’acquisition de tokens (représentations numériques des actions) qui permettent de financer le développement de projets d’entrepreneurs attachés aux valeurs dans lesquelles les investisseurs s’identifient, et d’échanger de la valeur contre des euros. L’étude faite par un groupe composé de chercheurs du département des sciences de la computation et d’ingénierie de l’université de Sogang en Corée du Sud et l’université Aalto de Finlande intitulé : « Where Is Current Research on Blockchain Technology?—A Systematic Review » (Où en est la recherche actuelle sur la technologie de la Blockchain ? – Un analyse complète ) révèle que la recherche sur les applications de la Blockchain s’élargit au delà des crypto-monnaies. « La technologie Blockchain n’est pas limitée aux applications dans les crypto-monnaies. Le principe d’un grand livre public et d’un environnement décentralisé peut être appliqué à autres applications dans différentes industries» (YLI-HUUMO, J, et al., 2016 : 21)2

La Blockchain propose d’améliorer notre quotidien en s’appuyant sur la confiance et la transparence, un socle visiblement absent des systèmes centralisés actuels qui semblent écarter la possibilité d’une vraie démocratie participative. « La démocratie c’est le pouvoir du peuple, c’est-à-dire, concrètement, de l’ensemble des citoyens statuant majoritairement. »  ( Le Pourhiet, 2011 : 454)

L’avenir s’habille de décentralisation

Pour expliquer en quoi idéologie de la blockchain s’apparente au processus de démocratie participative, il faut analyser le principe de décentralisation comme une des principales valeurs qui caractérisent la Blockchain. Cette technologie, de par son fonctionnement, permet d’éliminer l’intermédiaire qui centralise le traitement, en reliant les citoyens directement entre eux dans leurs démarches administratives ou commerciales. Uber ou Airbnb, en plaçant un particulier en face d’un autre particulier, dans un système peer-to-peer, représentent le début de la décentralisation, malgré son réalité de médiateurs . Or, la Blockchain publique, exactement sur le même principe de P2P, pourrait aller plus loin, notamment dans la vie quotidienne des citoyens, en redessinant les modalités de l’échange sociaux grâce à un système participatif, sans éliminer la possibilité d’un système centralisé. 

La crise économique de 2008 a provoqué l’effondrement de Wall Street, forçant les États à sauver plusieurs banques de la faillite, alors qu’aucun État n’a protégé les investissements de nombreux citoyens, victimes d’un système financier qui semble bénéficier qu’aux grandes enterprises, mais capable de faire pression sur le pouvoir politique au point qu’une élite puisse modifier les règles économiques3 en leur faveur. C’est à partir de cette époque qu’un petit groupe de citoyens s’est mis à construire la Blockchain comme un espace public numérique. « Le mot “public” désigne le monde lui-même en ce qu’il nous est commun à tous et se distingue de la place que nous y possédons individuellement » (Arendt, 1983 : 92) Cette alternative sociale a été utilisée initialement dans l’échange de Bitcoins, dont la valeur monétaire à la fin de 2017 a connu une croissance fulgurante, au point d’approcher la valeur de 12 000 €. Aujourd’hui, son importance est telle dans le monde économique que, dans un article écrit par Jean-Luc, 4 l’auteur explique comment « l’Allemagne a adopté le projet de loi qui permettra aux banques et aux institutions financières allemandes de vendre et de conserver elles-mêmes des actifs cryptographiques à partir du 1er janvier 2020. » (Bitcoin.fr, 30 novembre, 2019, §1).

Les nouvelles formes de participation avec la Blockchain 

Les plateformes d’échange qui utilisent cette technologie ont permis de démontrer son puissant potentiel  à un nouveau groupe de visionnaires, et d’ouvrir la voie vers de nombreuses applications. Nous avons rencontré Owen « Hasheur » Simonin, fondateur et CEO de Just Mining, conférencier de talent et influenceur, qui a répondu à nos questions sur la manière dont la blockchain peut révolutionner notre société. Sur YouTube, le réseau qui lui a permis de construire sa communauté, Owen compte aujourd’hui avec plus de 134 000 abonnées, qui le positionnent comme le principal influenceur francophone sur la Blockchain. Il participe aux événements les plus importants dans le monde des nouvelles technologies, au titre du plus jeune entrepreneur qui dédie entièrement sa vie à vulgariser le concept de la Blockchain. Pour lui, il s’agit d’une passion, qui a commencé avec son investissement dans la crypto-monnaie. Grâce à la transparence, cette technologie permet de proposer une alternative à  la perte de confiance dans le système financier : « elle (la Blockchain) pourrait permettre d’améliorer la situation et parfois même de résoudre des problèmes qu’on était incapable de résoudre avec la technologie actuelle. »

Owen représente ce groupe de citoyens qui aujourd’hui s’engagent dans de nouvelles formes de participation, tout en étant un étudiant qui a toujours aimé les finances et les investissements : « Quand j’ai compris ce que c’était (la Blockchain), et bien, j’ai perdu les pédales en cours… Et j’ai mis toute mon énergie à entreprendre et à développer dans cet environnement, en tant qu’entrepreneur. ». En effet, s’agissant d’un espace d’accès ouvert à tous, la Blockchain publique ne limite pas la participation aux diplômés ou aux experts de la finance, du business ou aux ingénieurs informatiques. Au contraire, elle offre différentes voies aux citoyens qui s’intéressent à la technologie. Il suffit d’avoir un niveau de compétences informatiques sur Internet comme débutant et de suivre quelques tutoriels, comme ceux que publie Owen, pour commencer. « Il y a une loi technologique de l’accélération dans le sens où … quand on a maîtrisé le protocole d’Internet, on va maîtriser beaucoup plus vite la blockchain, donc naturellement, dès qu’on maîtrise une technologie, on va beaucoup plus vite avec la technologie d’après.»

Ce qui nous rendra libres, c’est la transparence d’une sphère collective

La Blockchain se présente comme une sphère collective basée sur l’idée de l’open source, dans un monde où l’internet n’efface pas les inégalités sociales et où les réseaux sociaux privilégient la construction de nouvelles identités individualisées, « Les communautés de développeurs (…) Elles sont décrites comme mettant en œuvre une organisation horizontale, reposant sur le partage de l’information et la coopération directe entre participants. » (Broca, 2008 : 87). Un système de partage de la connaissance, qui assure la transparence et apporte de la confiance. Owen la perçoit comme une technologie humaine : « Pour la première fois, cette technologie est purement humaine, c’est vraiment les humains qui sécurisent leurs réseaux, et qui sécurisent des transactions d’autres êtres humains. Donc, on est très loin de l’individualisme, même dans les fondamentaux et les valeurs du bitcoin. » La blockchain publique favorise un équilibre des pouvoirs par une structure horizontale, car le pouvoir est entre les mains de tout le monde. Cependant, comme nous explique Owen, il reste pyramidal, puisque c’est l’algorithme, une force mathématique supérieure qui, à la fin, gère le système, en équilibrant et en favorisant une structure horizontale : « C’est un algorithme démocratique et égalitaire qui est au-dessus de la pyramide, et l’humain reste à l’horizontal parce que chaque humain n’a pas plus de décision que les autres. » « Le respect des mécanismes de participation horizontale, construisant la seule forme idéologie de nombreux mouvements numériques » (Sedda, 2015 : 38) 

La Blockchain pourrait non seulement être l’alternative aux règles politiques de l’économie imposées par un pouvoir centralisé, mais aussi, en plaçant l’humain au centre de celle-ci, par un travail collaboratif. Elle pourrait être la construction de la pensée critique dans le domaine économique, ce qui supposerait le développement collectif comme une forme d’empowerment citoyen. C’est grâce à l’extension du travail collaboratif et à l’appropriation de l’espace public, que le destin de la société ne dépend pas que d’elle-même. « Ces changements seraient révélateurs d’une période de transition, entre une société industrielle mourante, et une société de “l’intelligence collective” propulsée par les nouvelles formes d’échanges et de production de connaissance »  (Broca, 2008 : 99). Elle serait alors capable de lier le pouvoir d’œuvrer pour le bien et la rentabilité. Owen décrit le bitcoin comme « une porte ouverte et surtout c’est l’une des seules portes qu’on ne peut pas fermer, là où toutes les portes de l’humanité peuvent se fermer, parce que le système centralisé prend la décision, dans le monde de la crypto-monnaie, cette porte sera mathématiquement ouverte … aucun individu n’a le pouvoir individuellement de clôturer cette porte. »

La Blockchain comme le futur de la démocratie participative 

Dans le processus de construction d’un projet politique durable, Internet a ouvert les opportunités en permettant aux citoyens de communiquer avec beaucoup plus de facilité. Cependant, la vraie révolution doit passer par l’action. Le citoyen d’aujourd’hui se construit lui-même en tant qu’individu libre. Ses actions participatives vont au-delà de la communication, en s’impliquant davantage dans l’action. Ainsi, la création d’une communauté active autour des nouvelles formes de participation économique peut offrir aux citoyens de nouveaux enjeux politiques liés à l’économie de la valeur et amener la société à dépasser les modèles de contestation habituels qui modifient les pratiques démocratiques. « La manière dont on redressera notre économie, dépendra de la manière dont on redressera notre démocratie. Pour cela, il faut se rassembler, et fonder des institutions qui contrebalanceront le pouvoir des grosses sociétés, des grandes banques et des plus fortunés … être un citoyen ce n’est pas juste voter, faire son devoir de juré et payer ses impôts. Être citoyen consiste surtout à participer, s’engager à faire du grabuge quand cela est nécessaire » (Reich, 2017) 

La Blockchain offre ses plus belles opportunités en tant qu’espace public créé pour les citoyens. Cependant, il reste nécessaire d’analyser la manière dont elle peut modifier notre démocratie. Il faut avoir en tête que la disparition d’intermédiaires pourrait simplement transformer le paradigme de l’offre par celui de la demande, tout en nous amenant vers un avenir fait de nouvelles formes de ré-intermédiation, comme par exemple celles des informaticiens qui reprennent le dessus sur le secteur des finances. Comme l’explique la chercheuse Primavera de Filippi : « Si la blockchain peut désintermédier certains intermédiaires, de nouveaux intermédiaires commencent déjà à voir le jour : les mineurs, les échanges, les commerçants qui acceptent les crypto-monnaies – tous y voient des bénéfices commerciaux, et certains peut-être y trouvent des valeurs idéologiques aussi. » (LePoint.fr, 11 mai, 2019, § 16). Il est certain que la Blockchain ouvre des voies pour décentraliser le pouvoir économique. Elle permet aussi de reconnecter les deux sphères centralisée et décentralisée pour organiser la société civile. La seule existence d’une forme de décentralisation n’assure pas une démocratie participative. Ainsi, pour Owen, « Un jour on aura tous le choix [entre]un système centralisé et [..]un système décentralisé, chacun a ses avantages et ses désavantages et avec ce panel c’est-à-dire pas uniquement la décentralisation mais aussi la centralisation et tout ce qu’il y a autour, quand on aura tous les choix, là on aura une liberté financière ». 

Ces nouvelles formes d’innovations technologiques ont permis d’impliquer plus d’acteurs dans les décisions gouvernementales. Dans le livre Debating Transformations of National Citizenship, Primavera de Filippi met en évidence quelques succès géopolitiques actuels de la blockchain : 

« Cette innovation profitera à tous: les initiés, c’est-à-dire les autorités gouvernementales comme l’Estonie, s’appuyant sur la technologie de la Blockchain pour accroître la transparence et la responsabilité des administrations publiques; les étrangers, comme Peter Thiel, qui tentent de créer de nouvelles nations autonomes avec l’intention d’échapper aux lois et au contrôle des États-nations existants; et, bien sûr, les autres, comme Bitnation et al., désireux d’utiliser la technologie pour soutenir la coordination des communautés transnationales d’association volontaire qui opèrent indépendamment des États-nations traditionnels, mais sont capables de coexister pacifiquement avec eux.» (De Filippi, 2018 : 277) 5 

Cependant, le futur de notre démocratie tiendra à notre faculté de restaurer la confiance, où l’action de tous construira le pouvoir d’accéder  équitablement aux ressources, comme l’explique Owen : « Je vois clairement la Blockchain comme le futur de la démocratie participative, elle va permettre de faire participer tout le monde intelligemment, et gérer une gouvernance participative. Ça va permettre aux gens de donner un peu plus de pouvoir à chacun, un peu plus de transparence aux autres et un peu plus d’efficacité au système en général. » 

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Bibliographie

ARENDT, Hannah « II. Le domaine public et le domaine privé », in ARENT, Hannah, Condition de l’homme moderne, Paris, Calmann-Lévy Pocket, 1983, pp. 55-105.

BROCA, Sebastien « Du logiciel libre aux theories de l’intelligence collective » tic&société [En ligne], Vol. 2 n°2| 2008, URL : http://journals.openedition.org/ticetsociete/451 ; DOI : 10.4000/ticetsociete.451

BLODIAUX, Loïc, SINTOMER, Yves. « L’impératif délibératif ». In Politix, vol 15, n°57, premier trimestre 2002, Démocratie et délibération [En ligne], pp 17-35. URL : www.persee.fr/doc/polix_0295-2319_2002_num_15_57_1205

DE FILIPPI, Primaver. « Citizenship in the Era of Blockchain-Based Virtual Nations. » Dans: Bauböck R. (eds) Debating Transformations of National Citizenship. IMISCOE Research Series. Springer, Cham (2018), p. 267-277 [En ligne] https://link.springer.com/content/pdf/10.1007%2F978-3-319-92719-0_48.pdf

GRALLET, Guillaume, PONS, Héloise « Mais, au fait, c’est quoi, la blockchain, exactement ? » Le Point fr, 2019 [En ligne] https://www.lepoint.fr/technologie/mais-au-fait-c-est-quoi-la-blockchain-exactement-11-05-2019-2311973_58.php (18 decembre 2019)

KOUHIZADEH, Mahtab,  SARKIS Joseph « Blockchain Practices, Potentials, and Perspectives in Greening Supply Chains », Sustainability 2018, 10(10), 3652; [En ligne] https://doi.org/10.3390/su10103652

LE POURHIET, Anne-Marie, « Définir la démocratie », Revue française de droit constitutionnel, vol. 87, no. 3, 2011, [En ligne] pp. 453-464. URL: https://www.cairn.info/revue-francaise-de-droit-constitutionnel-2011-3-page-453.htm

LUC- Jean « Allemagne : Le Bundesrat autorise les banques à vendre et conserver des bitcoins ». Le Bitcoin fr, 2019 [En ligne] https://bitcoin.fr/allemagne-le-bundesrat-autorise-les-banques-a-vendre-et-conserver-des-bitcoins/ (20 novembre 2019)

NETFLIX, REICH Robert,  “Sauvons le capitalisme” , 2017 https://www.netflix.com/fr/title/80127558 (consulté le 20/1/2019)

SEDDA, Paola « L’internet contestataire. Comme pratique d’émancipation. Des médias alternatifs à la mobilisation numérique », Les Cahiers du numérique 2015/4 (Vol. 11), p. 25-52.

YLI-HUUMO, J, KO D, CHOI S, PARK S, SMOLANDER K, « Where Is Current Research on Blockchain Technology?—A Systematic Review.», PLOS ONE 11(10): e0163477.(2016). [En ligne] https://doi.org/10.1371/journal.pone.0163477

  1. Participants can be confident that the history of records are reliable and unaltered. Theoretically, this feature comes from the append-only concept of the blockchain, which means records can only be added to ledgers and cannot be modified or removed.
  2. This shows that Blockchain technology is not limited to applications in cryptocurrencies. Instead, the idea of a public ledger and a decentralized environment can be applied to various other applications in different industries.
  3. 1978 Marquette VS. First of Omaha, 1980 Depository Institutions, Deregulation & Monetary Control Act, 1982 Garn-St
  4. publié par le site web Bitcoin.fr intitulé : « Allemagne : Le Bundesrat autorise les banques à vendre et conserver des bitcoins »
  5. This innovation is one that will benefit everyone: the insiders, i.e.governmental authorities like Estonia, relying on Blockchain technology to increase the transparency and accountability of public administrations; the outsiders, like Peter Thiel, trying to create new self-sovereign nations with the intention to escape from the laws and control of existing nation-states; and, of course, the beyonders, like Bitnation et al., eager to use the technology to support the coordination of transnational communities of voluntary association that operate independently of traditional nation-states, but are capable of peacefully coexisting with them.

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