Data & Pixel : la sociophotographie enquête

Rencontres organisées par les étudiant.es,
jeudi 10 février 2022, 14h-18h.

ECOLE NATIONALE SUPERIEURE LOUIS-LUMIERE
salle de projection NOUGARET/DEPARDON.

Entrée libre, soumise à inscription préalable, envoyer un mail à : data.pixel2022@gmail.com.
Accueil : 14h à 14h10

Dans le cadre du MIP ArTeC « La sociophotographie enquête sur la transition numérique », les étudiant.es du Master « Plateformes numériques, création et innovation » de l’université de Paris 8 Saint-Denis, et du Master Photographie de l’École nationale supérieure Louis-Lumière présentent les enquêtes qu’ils ont réalisées cette année sur trois thèmes : Accélérer, Aimer, Mobiliser dans la transition numérique.

Les enquêtes explorent la manière dont les plateformes viennent accélérer les interactions humaines, les dynamiser, les phagocyter aussi. Elles sont devenues des espaces de diffusion quasi obligatoires pour les musiciens, les photographes, mais au prix de métamorphoses de leurs métiers, voire de formatage de leurs productions. A travers les fonctionnalités du « web affectif », elles transforment l’amour du monde en amour du smartphone, et ne favorisent pas autant qu’on pourrait le croire l’amour de soi, qui s’acquiert, d’après les enquêtés, bien souvent par des formes de distanciation. Elles offrent des opportunités pour se mobiliser, développer des consommations nouvelles (plus écologiques?), à condition que les informations soient disponibles et inspirent la confiance, ce qui est parfois compliqué sur les sujets sensibles.

Les étudiant.es ont recueilli des expériences d’usagers qui permettent de saisir l’impact du fonctionnement des plateformes numériques sur les pratiques sociales. En regard, les travaux photographiques expriment les émotions ressenties, évoquent le foisonnement de l’information, des images, mettent en scène les expérimentations de l’identité qui peuvent s’y jouer, dans un jeu de caché-montré, souvent indiscernable pour le spectateur. Le travail photographique est à la fois journal intime, portrait, trace des phénomènes sociaux et numériques, c’est aussi un medium utilisé pour sa puissance interprétative et imaginative. Il sert différents desseins, artistiques, militants ou simplement ludiques. Les jeunes photographes sont particulièrement sensibles aux possibilités mais aussi aux rétorsions exercées sur les plateformes numériques où ils se doivent d’être présents pour se faire connaitre et développer leur art.

Les débats organisés et modérés par les étudiant.es permettront une rencontre entre professionnel.les, photographes, chercheur.es et étudiant.es. Dans ce but, trois tables rondes sont organisées autour des problématiques suivantes : l’intensification des échanges, par l’accélération des stratégies des plateformes; la mise en jeu des émotions et des sentiments sur les plateformes; les avatars de la mobilisation dans le domaine professionnel comme dans le domaine des campagnes de communication environnementales. Elles s’appuient sur les recherches des étudiant.es, écrites et visuelles, construites dans une double logique socio-photographique qui repose sur des enquêtes de terrain, par entretien, et des créations visuelles.

Ces travaux sont réalisés dans le cadre d’un atelier-laboratoire, soutenu par l’École Universitaire de Recherche ArTeC.

Programme

  • Accueil  14h00-14h10 

Introduction : 14h10-14h30

Une recherche-action au cœur d’une innovation pédagogique consacrée à la  « sociophotographie »

Par Sophie Jehel

Maîtresse de conférences habilitée à diriger des recherches, responsable du M1 Industries culturelles et créatives et du master M2 Plateformes numériques, création et innovation, responsable de L’atelier-laboratoire “La sociophotographie enquête sur la transition numérique”, ArTeC, ENS Louis-Lumière, Chercheure au CEMTI  EA 3388, associée au CARISM, Université Paris 8. Ses recherches portent sur les usages du numérique à partir d’enquêtes de réception et de recherches interdisciplinaires.

et Julie Balagué,

Photographe, ancienne élève de l’Ecole nationale supérieure Louis-Lumière. Sa carrière présente deux visages, celui de la photographie pour la presse nationale, et celui d’une femme engagée. Sa pratique, documentaire, tente de questionner l’objectivité de son médium et sa capacité à documenter le réel. Dans ses séries, l’image est indissociable de l’écrit ou du son, elle aborde la question de l’humain dans son environnement et dans son intimité. Elle a contribué récemment à l’ouvrage « Pour une alliance entre Photographie et sciences sociales » avec un travail photographique « A mon insu » consacré au déni de grossesse.

Tables rondes

1 – Accélérer avec les plateformes numériques 
14h30-15h30

Le capitalisme informationnel se développe au sein de plateformes numériques dont les caractéristiques technologiques poursuivent et intensifient l’accélération des échanges en marche depuis plus d’un siècle. Cette évolution, considérée par J. Crary comme un “processus continu et en perpétuelle modulation, qui ne s’interromp(t) jamais pour permettre à la subjectivité individuelle de s’y adapter”, a des répercussions sur ce que D. Boullier appelle les régimes d’attention, mais aussi sur les relations interpersonnelles et sociales, le travail, l’économie, l’équilibre et le bien-être individuels. Si l’accélération embarque les usagers, elle peut aussi les dépasser, les submerger et générer de nouvelles formes d’exclusion. 

Invités : 

Alexandre Melay 

Alexandre Melay est plasticien, diplômé des Beaux-Arts de Lyon et docteur en Arts Plastiques. Dans son œuvre, il explore la relation entre les arts visuels et les réalités constitutives et réflexives du monde contemporain. Il a soutenu une thèse sur la “Temporalité et spatialité dans l’esthétique japonaise : Formes de l’architecture au Japon”. Son texte consacré au photographe Gursky “Le vertige de l’accélération de la réalité mondialisée chez Andreas Gursky”, nous a particulièrement intéressé.

Nina Sailes 

Nina Sailes a été commissaire pour différents projets, elle est notamment curatrice de l’œuvre de Jean-François Rauzier, créateur de l’hyperphotographie. Elle est directrice de Studio,  Elle a lancé en 2012 ArtMaZone, le premier organisme d’actions artistiques dédié aux arts visuels brésiliens. 

Modératrice – modérateur : Morgane Kieffer (ENS Louis-Lumière) et Dorian Zouareg (Paris 8)

Intervenants étudiants  : Charles Goasguen (Paris 8), Vanessa Arias  (Paris 8), Kankou Sambakessi (ENS Louis-Lumière), Weiqi Huang  (Paris 8), Octave Pineau Furet (ENS Louis-Lumière).

2 – Aimer avec les plateformes numériques
15h30-16h30

Au sein des plateformes numériques, les émotions sont mises en jeu à plusieurs niveaux. Si les médias sociaux ont pour principal ressort de jouer sur les émotions suscitées, on sait aussi à quel point leur fréquentation met en action un travail émotionnel important, voire entraîne des formes d’instrumentalisation. La relation amoureuse fait l’objet d’investissement record, façonnant ce que
Eva Illouz appelle des “marchandises émotionnelles” et suscitant inquiétudes et questionnements sur l’authenticité des relations et des émotions, face à l’algorithmisation des rencontres. 

Invité : Marc Jahjah

Maître de conférences à l’Université de Nantes (IUT La Roche-sur-Yon) depuis septembre 2017 en Sciences de l’Information et de la Communication (SIC) ; Responsable de licence MEDIT (édition jeunesse multisupports) et co-responsable du Master “Cultures numériques” de l’Université de Nantes.

Il donne des cours en culture numérique, analyse de l’image, médiation culturelle, veille informationnelle, sémiologie de l’espace éditorial, philosophie de la technique…Parallèlement, il mène des recherches dans un laboratoire d’informatique (LS2N) sur la culture numérique, d’un point de vue méthodologique/épistémologique, ainsi que sur les pratiques créatives, littéraires, activistes.

Son carnet de notes numérique est consultable sur :  https://marcjahjah.net/

Modératrices : Chloé Simeon (Paris 8) et Aminata Beye (ENS Louis-Lumière)

Intervenants étudiants : Agathe Calmanovic-Plescoff (ENS Louis-Lumière), Pauligne Montagne (ENS Louis-Lumière), Augustine Laurent (Paris 8), Ninon Lacroix  (ENS Louis-Lumière).

Pause : 16h30-45 

3 – Mobiliser avec les plateformes numériques 
16h45-17h45

Les plateformes numériques mobilisent intensément autour d’enjeux multiples de visibilité, de discussion, ou d’information. Elles sollicitent les usagers, leur ouvrant des espaces et des modalités d’investissement démultipliées, des accès élargis à des contenus riches, qui garantissent leur succès. Entre promesses, opportunités et contraintes, le numérique représente un outil ambivalent dont la dynamique mobilisatrice entre en tension avec le besoin d’autonomisation du sujet. 

Invitée : Camélia Kheiredine

Après avoir obtenu un master en Industries Culturelles à l’université Paris 8, Camélia Kheiredine est journaliste à France.tv Slash. Elle aborde des thèmes sociaux dans son émission Étiquette qui confronte un groupe de personnes spécifiques à certains clichés. Elle anime sur mouv l’émission Débattle qui propose chaque mercredi une heure de débat

Modératrice – modérateur : Margaux Laborie (Paris 8) et Jérémie Gigon (Paris 8).

Intervenants étudiants : Alexis Ouvrier  (ENS Louis-Lumière), Charlotte Cazenave  (ENS Louis-Lumière), Alma Moreno Lelong  (ENS Louis-Lumière).

Conclusion : 17h45-18h00

Par Véronique Figini

Maîtresse de conférences, Membre du Centre d’études sur les médias, les technologies et l’internationalisation (CEMTI, Université Paris 8), chercheure-associée au CHS Mondes contemporains (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne / CNRS) et experte près la cour d’appel de Paris, ses recherches sont centrées sur l’État et la photographie, sans exclusive, du domaine des médias à celui des arts visuels.

Son carnet de recherche est consultable sur : https://4p.hypotheses.org/

ORGANISATION DES RENCONTRES

Responsables en régie 

Karla Vinter-Koch, ENS Louis-Lumière
Louise Pasquier, ENS Louis-Lumière
Ambre Mestaoui, Université Paris 8 
Auréline Godineau, Université Paris 8 

Responsables communication 

Robin Ansart, ENS Louis-Lumière
Cyprien Nicoleau, ENS Louis-Lumière
Alejandra Cavascango, Université Paris 8 
Olivia Thiers, Université Paris 8  
Line V. , Université Paris 8 
Cécile Perret,Université Paris 8 

Présentation des articles 

Manga Plus : la petite mort du Fansub

Texte de  Charles Goasguen  –  Photographies de Morgane Kieffer 

Le numérique a déjà accéléré la diffusion du manga depuis une bonne dizaine d’années. Les fans des œuvres graphiques japonaises se sont retrouvés éditeurs-traducteurs en diffusant à d’autres fans les chapitres indisponibles en France, partageant ainsi leur passion en parfaite illégalité vis-à-vis du droit d’auteur.  Un nouvel acteur légal vient d’entrer récemment sur le marché du manga numérique : la maison d’édition japonaise Shueisha. Cette dernière court-circuite l’éditorialisation et la plateformisation d’une pratique fan en vue d’une réappropriation de huit de ses licences phares. Cette stratégie de la Shueisha peut correspondre à une amélioration du confort des fans mais aussi à une stratégie numérique et commerciale.

TikTok, le paradoxe fashion

Texte de  Line V.  –  Photographies de Louise Pasquier 

La plateforme est devenue incontournable en matière de prescription et d’actes d’achats de vêtements. Son fonctionnement induit une accélération de la consommation en particulier pour la génération Z, tiraillée entre une boulimie d’achats et une certaine conscience écologique. Aujourd’hui, les tendances ne se trouvent plus sur les podiums, mais sur cette application de création et de partage de vidéos. TikTok incite à un consumérisme effréné avec la complicité des marques.

Dis-moi ce que tu manges, je te dirai qui tu es

Texte d’ Alejandra Cavascango – Photographies de Karla Vinter-Koch

Aujourd’hui, le wellness, une recherche du bien-être et de l’harmonie, prend une place de plus en plus importante sur Youtube. Cette plateforme participative permet le partage des routines, conseils et avis de coaches professionnels ou amateurs. A la recherche des motivations des abonnés aux chaînes wellness, nous rencontrons Charlotte et Louna, deux jeunes femmes qui nous racontent comment leur mal-être les a conduites à la recherche de modèles inspirants qui leur donne confiance par le récit de leur intimité et comment, au fil du temps, elles ont pu prendre leurs distances.

Instagram, la voix du succès pour les musicien·nes émergent·es ?

Texte de  Margaux Laborie   –  Photographies de Charlotte Cazenave 

Instagram et Facebook ont modifié la manière dont les musiciens font leur promotion. En faisant miroiter une reconnaissance à portée d’écran et en donnant l’illusion de l’accès à un lien privilégié avec un public, les réseaux sociaux poussent les musicien·nes à produire constamment du contenu, artistique ou non, afin de les alimenter. Cette injonction à la communication permanente crée du stress et est une charge supplémentaire, souvent difficile à assumer. 

“Mamie, arrête de rester en ligne!” Des seniors artistes dynamisent leurs vies sociales sur Facebook

Texte Weiqi Huang — Photographies  d’Octave Pineau-Furet

Facebook est une plateforme abandonnée graduellement par les jeunes générations parties sur Instagram et Snapchat. Alors que Facebook vieillit, le temps que la grand-mère d’Octave Pineau-Furet, Catherine Pineau, passe sur les groupes Facebook a attiré notre attention. Nous nous sommes infiltrés dans le groupe Facebook CAC Virt (Centre d’Art Contemporain Virtuel), dont Catherine Pineau est à la fois la cofondatrice et l’administratrice, pour essayer de mieux comprendre les usages experts que des personnes âgées peuvent faire de Facebook.

Derrière la massification de la sneakers

Texte d’ Ambre Mestaoui   –  Photographies de Robin Ansart

Les sneakers (basket), chaussures originellement destinées à la pratique sportive, sont détournées de leur usage premier pour être portées au quotidien. La sneaker s’est imposée en quelques décennies comme la tendance et est devenue un objet de consommation de masse. Une tendance qui s’est très largement répandue à travers les réseaux sociaux. Cependant, depuis que les réseaux sociaux se sont immiscés dans cet univers, les sneakers sont devenues accessibles à tous. L’objet symbolique qu’est la sneaker pour la culture urbaine devient un objet de contre-culture quand elle se fond dans la masse. Ainsi, en considérant la particularité de cet univers et de ses codes culturels, la diffusion massive à travers les réseaux sociaux conduit à ce que tout le monde puisse se l’approprier.

Politique du poil

Texte Olivia Thiers – Photographies de Pauline Montagne

Dans notre société actuelle, les poils sont des caractéristiques physiques qui peuvent permettre de différencier l’homme de la femme. Cependant, derrière le fait de garder ou de retirer les poils, il y a une dimension correspondant à des normes attendues. Des normes, qui peuvent être très contraignantes, stigmatisantes notamment pour les femmes, et qui jusqu’à maintenant, n’étaient pas forcément réinterrogées.

ONG environnementales et refus du sensationnalisme : Nouvelle stratégie “écolo” ?

Texte Jérémie Gigon — Photographies Alma Moreno Lelong

Aujourd’hui, dans un monde où l’image s’impose, le sensationnalisme provoque lassitude et indifférence. Si les ONG environnementales faisaient autrefois dans le sensationnel, elles optent aujourd’hui pour un discours positif.

Troubles dans le genre chez les gamers

Texte d’ Augustine  Laurent  –  Photographies de Ninon Lacroix

L’industrie vidéo-ludique engendre sexisme et misogynie. Nombreuses sont les joueuses à témoigner de violences sexistes dans le milieu du Gaming. Néanmoins, il semblerait que selon le type de jeu comme les MMO (jeux vidéos massivement multi-joueurs), de nombreux hommes incarnent des avatars féminins : les frontières du genre se troublent, mais les identités échappent-elles pour autant aux stéréotypes ?

TikTok : une chorégraphie inégalement maîtrisée.

Texte de Dorian Zouareg    –  Photographies d’Émile Mouteau

Depuis le premier confinement, TikTok a complètement redéfini la vitesse de célébrité. L’application permettant à ses utilisateurs de se mettre en scène connaît un immense succès chez les jeunes. Son algorithme performant permet ainsi aux créateurs d’accroître rapidement leur visibilité, les laissant seuls et vulnérables face à une forte audience survenue soudainement.

Partager sa passion sur YouTube : quand l’authenticité prime sur la visibilité

Texte de Chloé  Siméon   –  Photographies de Cyprien Nicoleau 

Gagner en visibilité sur YouTube nécessite l’adaptation de son contenu à certains standards, afin de plaire au plus grand nombre. Pour Adeline et Johnny, deux youtubeurs fans de mangas, il est inenvisageable de sacrifier l’authenticité de leur propos pour augmenter leur notoriété. Ils préfèrent garder une audience réduite et rester fidèles à leurs idéaux. Ce choix assumé montre la valeur qu’ils attachent à leur passion et au travail qu’ils réalisent sur la plateforme.

Faire la paix avec son corps

Texte Auréline Godineau — Photographies d’Agathe Calmanovic-Plescoff

Le rapport au corps pour les femmes évolue au gré des différents mouvements féministes. Alors qu’on pourrait penser que la libération des femmes de 70 a permis de faire la paix avec leurs corps et que le mouvement body positive tend à réduire les injonctions normatives sur les réseaux sociaux, nos enquêtes témoignent d’expériences plus ambiguës. 

Des adolescents face à la privation de smartphone

Texte d’ Ariane  –  Photographies  d’Aminata Beye

Les adolescents confrontés à la privation de smartphone s’insurgent contre l’injustice que cela représente pour eux. Mais en réfléchissant aux moments de privation qu’ils ont vécus, ils font état de sentiments et de réactions plus complexes, où la frustration cède le pas à un désir de maîtrise et d’autonomie.

La 5G, catalyseur des méfiances

Texte de Floriane E.  –  Photographies d’ Alexis Ouvrier

En France, la 5G fait son apparition en novembre 2020. Actuellement toujours en cours de déploiement sur le territoire national, elle suscite beaucoup de réactions, au milieu de théories scientifiques ou complotistes. Les controverses entourant la 5G sont axées sur trois champs principaux : l’écologie, la santé et la démocratie. 

Auteur-es des enquêtes, Université Paris 8

Chloé Siméon 

est étudiante en master 2 Information Communication, parcours « plateformes numériques, création et innovation » à l’université Paris 8. Elle s’intéresse aux fans d’œuvres culturelles et plus précisément à l’investissement de certains d’entre eux dans des activités créatrices. Analyser les productions de fans présentes sur les plateformes numériques permet de souligner la diversité des créations et de comprendre les enjeux économiques et sociaux liés à ces activités

Alejandra Cavascango 

Étudiante en master 2 industries culturelles et créatives, parcours plateformes numériques, portant un intérêt aux interactions humaines et à la représentation de soi à travers les plateformes numériques.

Line V. 

Après un master en histoire, je suis actuellement étudiante à l’université Paris VIII en master plateformes numériques. Passionnée par l’univers digital et ses usages, je m’intéresse particulièrement à l’influence de TikTok sur différentes sphères sociétales.

Floriane E. 

s’est intéressée, après une formation musicologique, à la conception de projets culturels et aux médias. Parallèlement à ses études, elle travaille pendant un an et demi dans un média de jazz, Qwest TV. Elle est depuis deux ans attachée de production chez France Musique.

Ambre Mestaoui 

Étudiante en master 2 industries culturelles et créatives, parcours plateformes numériques, elle s’intéresse à la dimension protéiforme de la culture, notamment de la culture urbaine et à ses évolutions, autant dans la manière dont elle est perçue, que diffusée et consommée.

Weiqi Huang 

Après une licence de Communication à l’Université de Shenzhen et une première année en Master Critique-Essaie Écriture de l’art contemporain à l’Université Strasbourg, elle intègre le Master Industries culturelles et Créatives (ICCREA) Plateformes numériques à l’Université Paris 8.

Augustine Laurent 

Musicienne de formation, Augustine Laurent est diplômée d’un Master de Musicologie à l’Université Paris 8. Ayant un attrait profond pour les sciences humaines en général, et dans le but d’ouvrir ses horizons et d’affiner sa vision, elle décide de poursuivre ses études en intégrant le Master Plateformes Numérique à Paris 8. Son travail universitaire a pour fil d’Ariane l’image et la performance de la féminité chez les chanteuses : autant dans le jazz que dans le hip-hop en passant par la pop, elle retrace et étudie le sujet à travers le prisme du genre, de la race et de la classe sociale. La question de la performance du genre est un sujet qui la passionne particulièrement.

Ariane 

Ariane est enseignante. De formation littéraire, elle a enseigné le français et d’histoire-géographie en Lycée professionnel. Depuis plusieurs années, elle intervient en prison, auprès d’un public de mineur-es incarcéré-es. En parallèle, elle suit un Master 2 en Sciences de l’Information et de la Communication et réfléchit à un projet de thèse. Elle s’intéresse à la place du récit dans la construction identitaire et la compréhension du monde chez les adolescents, confrontés au développement des plateformes et des pratiques numériques. 

Dorian Zouareg 

Éprouvant un immense intérêt pour les comportements humains, Dorian s’est dirigé après le baccalauréat en licence de sociologie. Il a ensuite intégré le master 1 industries culturelles et créatives afin de comprendre l’influence de la culture sur la vie sociale. C’est pour cela qu’il a décidé, dans le cadre du master 2 plateformes numériques, création et innovation, de s’intéresser à la trajectoire des utilisateurs de TikTok.

Jérémie Gigon

est actuellement étudiant en Master Industries Culturelles et Créatives, parcours « Plateformes numériques, création et innovation ». Après avoir obtenu une licence en Information-Communication à l’université de Paris 8 et suite à un stage effectué dans une association appelée Marine Conservation Cambodia, Il a décidé de s’intéresser à la communication des ONG environnementales.

Olivia Thiers

est une étudiante en communication à l’université de Paris 8. La principale thématique abordée dans ses travaux est liée au culte du corps, et notamment le rapport au corps que favorisent les réseaux sociaux. Elle s’intéresse tout particulièrement à la discrimination et l’invisibilisation de certains corps sur Instagram au travers des algorithmes.

Auréline Godineau

Etudiante en master 2 Plateformes numériques, création et innovation et alternante dans une agence d’influence, Auréline s’intéresse à la diffusion de contenus créatifs sur différents réseaux sociaux. Elle est attachée à la notion de confiance en soi dans ces projets et ces échanges personnels.

Charles Goasguen

Passionné et grand consommateur de manga, je cherchais à rendre hommage à une pratique qui m’a bercé durant de nombreuses années au profit d’une pratique légale, rendant elle hommage aux auteurs de ces œuvres.

Margaux Laborie 

Travail photographique, ENS Louis-Lumière

Cyprien Nicoleau

Après avoir passé un Baccalauréat économique et social à Nantes, il décide de s’orienter vers le monde du web dans ses études supérieures. Il rejoint ainsi Rennes et l’école Digital Campus pour y découvrir le marketing digital, le design web et la communication dans une formation résolument orientée vers le travail en équipe et la réalisation de projets. Après trois années de riches expériences, il prolonge en contrat d’alternance en tant que community manager. Il rejoint à la rentrée 2019 l’Ecole Nationale Supérieure Louis-Lumière pour sa formation en photographie.

Louise Pasquier

Actuellement étudiante à l’ENS Louis-Lumière en master Photographie, sa pratique photographique est très influencée par le domaine de la mode, car avant de se diriger vers la photographie, elle a suivi un cursus pour être styliste. Elle s’intéresse particulièrement à tout ce qui touche à la mode et au textile en questionnant sans cesse la manière de consommer la mode.

Charlotte Cazenave 

Après avoir réalisé une année de préparation aux écoles d’art à l’Ecole Camondo où elle a pu appréhender un grand nombre de médias, elle s’est  orientée vers une formation Bachelor en photographie à l’école EFET à Paris. Aujourd’hui âgée de 24 ans, elle est en dernière année à l’École Nationale Supérieure Louis-Lumière en section photographie.  Bein qu’engagée dans la voie de la photographie, elle reste passionnée par l’art sous toutes ses formes. Le graphisme, le design et l’architecture guident son travail. D’abord intéressée par la photographie de rue, elle explore au fil des années d’autres champs et porte aujourd’hui un intérêt tout particulier aux lignes et aux formes qui occupent la ville, à la relation entre l’humain et le monde qui l’entoure et aux détails qui construisent son environnement

Robin Ansart 

Robin Ansart est né et a vécu dans le nord de la France près de Lille. Après une formation en design graphique à l’École Supérieure d’Art et de Communication de Cambrai, il intègre l’Ecole Nationale Supérieure Louis-Lumière. Robin ne veut pas se limiter uniquement à la photographie, il aime explorer différents médiums comme la vidéo, le dessin, le graphisme, la typographie, la peinture et même l’écriture pour exprimer sa vision. Il définit son style comme un mélange « abrupt et poétique » dans lequel résonne la culture hip-hop qui l’inspire beaucoup.

Ninon Lacroix 

Ninon Lacroix a étudié la philosophie avant d’entrer en photographie à l’ENS Louis-Lumière. Sa pratique se situe actuellement du côté du cinéma documentaire. Elle a ainsi réalisé Autour de toi mon cœur rôde, film de fin d’étude de l’École Documentaire de Lussas et est en cours d’écriture d’un long-métrage documentaire La plus haute des solitudes.

Aminata Beye

Aminata Beye a grandi dans le sud-est de la France. Après avoir suivi des études théâtrales et de marionnettes (jeu et théorie), elle arrête ses études et travaille pendant trois ans dans différents restaurants parisiens. Elle intègre le Master Photographie de l’ENS Louis-Lumière en 2019, elle y apprend la technique (tant argentique que numérique). En parallèle, elle continue sa pratique du dessin et de l’écriture et quand le projet s’y prête les mêle à la photographie.

Alma Moreno Lelong

Alma moreno lelong est une passionnée d’images sous toutes leurs formes. Sa pratique photographique, depuis une dizaine d’années, a bien évolué. Depuis ses débuts, ses images sont prises sur le vif, en amateure. A mesure qu’elle a appris la technique, en BTS Photo et à l’ENS Louis-Lumière, elle réalise que le cœur de sa passion est dans la maîtrise de la lumière. C’est ce qui l’attire dans ses pratiques de la nature morte et dans la 3D, qui n’est en fin de compte qu’un studio virtuel aux possibilités infinies.

Agathe Calmanovic-Plescoff

Après des études en BTS Photographie à Paris, Agathe Calmanovic-Plescoff décide d’approfondir ses connaissances en poursuivant son parcours à l’École nationale supérieure Louis Lumière. Elle aborde les thématiques de la mémoire et de sa transmission au travers des archives familiales. Son travail mêle installation et performance, afin d’interroger la temporalité de la photographie.

Émile Moutaud 

Passionné depuis toujours par  l’image, il s’est dirigé après le baccalauréat scientifique, en licence de cinéma. Il a ensuite intégré le master photographie à l’ENS Louis Lumière. En parallèle de ses études, il a travaillé sur différents sujets photographiques qui traduisent un grand intérêt pour la photographie documentaire. Son travail ne se limite pas à l’image fixe mais aborde aussi la vidéo comme en témoigne la co-réalisation d’un court métrage tourné en 2021.

Alexis Ouvrier 

Alexis Ouvrier a étudié le cinéma avant de commencer un master de photographie à l’ENS Louis-Lumière. Son travail questionne nos relations à l’environnement, son aménagement et les interactions entre les différents acteurs d’un milieu. Son projet le plus récent, Ceux d’en haut, explore le rapport aux grands rapaces et représente le début d’un questionnement autour de nos rapports à l’animal non-humain. Les approches théoriques sont à la base de sa réflexion mais ce sont des sensations physiques qui dirigent son travail photographique.

Octave Pineau-Furet

a grandi à Bordeaux. À la suite d’un bac scientifique, il se dirige vers une classe préparatoire à l’ENS Cachan, en économie. À la fin de cette année d’études, il décide de s’orienter vers sa passion, la photographie. Il réalise alors une année « passerelle » durant laquelle il continue d’étudier l’économie à l’université et prépare le concours de l’ENS Louis-Lumière. Si ces deux années l’ont conforté dans l’idée qu’il voulait s’épanouir dans le milieu de la photographie, et non dans celui de l’économie, il a néanmoins acquis des méthodes de travail et une ouverture sur des sujets sociétaux contemporains. C’est en 2019 qu’il intègre l’ENS Louis-Lumière avec la volonté de s’ouvrir sur le monde de l’image et de préciser sa recherche professionnelle. Son attention particulière pour l’équilibre esthétique de ses images se mêle à un intérêt toujours renouvelé pour l’humain, dans sa fragilité et ses efforts pour habiter le monde qui l’entoure. 

Pauline Montagne

photographe et étudiant·e en master photographie à l’ENS Louis-Lumière, mène ses projets d’un point de vue qui se veut être engagé, plastique, sensible et poétique, porté par une démarche female gaze. Les principales thématiques photographiques de ses sujets et recherches se centralisent principalement autour des sexualités, du genre, des rapports aux corps et des nombreux enjeux sociaux et sociétaux favorisant la défense des luttes dites minoritaires.

Morgane Kieffer

Née à Épernay, elle se passionne pour la photographie dès l’enfance. Amateure dans la pratique, elle décide d’entrer dans un parcours professionnel après un Baccalauréat Scientifique. Les deux années de BTS Photographie à Roubaix lui ont apporté la certitude de vouloir faire de l’image son métier. Elle veut approfondir sa technique et décide de préparer le concours pour l’Ecole Nationale Supérieure Louis-Lumière. Elle obtient son brevet de technicien, fait sa première exposition personnelle, et est acceptée en Master Photographie. Depuis lors, elle poursuit ses études avec passion, autant dans la pratique du numérique que celle des procédés analogiques.

La formation des étudiants de l’atelier MIP La sociophotographie enquête sur la transition numérique, a bénéficié en 2021 des conférences de :

André Mondoux, L’accélération dans la transition numérique.

Professeur à l’université de Montréal, UQAM, École des médias, Laboratoire CRICIS. Ses comaines de recherche sont l’intelligence artificielle, les Big data , médias socionumériques et gouvernementalité, l’intimité, la surveillance à l’ère des réseaux socionumériques, l’impact social de l’algorithmisation.

Marlène Dulaurans, Aimer dans la transition numérique.

Maîtresse de conférences, Bordeaux, MICA, ses domaines de recherche sont les pratiques émergentes sur le web social, le cyberharcèlement. Elle a notamment réalisé une recherche sur la gamification des sites de rencontre.

Irène Despontins-Lefevre, doctorante au laboratoire CARISM, autrice d’une thèse en préparation sur « La stratégie de communication des mobilisations féministes en France à la fin des années 2010. Étude de cas du collectif #NousToutes ».

Agnès Lanoe, directrice de la stratégie et de la prospective d’Arte

Marie Chagnoux, MCF en sciences de l’information et la communication et ingénieure en informatique, et Nicolas Chevrier, ingénieur en informatique et photographe, ont assuré l’atelier d’éditorialisation du site “numerique-investigation.org”. 

Claire Marion, webdesigner, créatrice du site numerique-investigation.org. 

Véronique Figini, maîtresse de conférences en histoire de la photographie, chercheure au CEMTI, Université Paris 8, chercheure-associée au CHS Mondes contemporains (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne / CNRS) et experte près la cour d’appel de Paris .

Pascal Martin, professeur en optique, Ecole nationale supérieure Louis-Lumière.

Samuel Bollendorff, photographe et réalisateur documentaire, professeur ENS Louis Lumière, Panorama de la photographie contemporaine.

L’exploration des usages sociaux du numérique suivant les trois thèmes retenus : Mobiliser, Aimer, Accélerer a été menée par Sophie Jehel, MCF HDR, Université Paris 8, chercheure au Cemti, chercheure associée au CARISM.

Les travaux des photographes ont été supervisés par Stéphanie Solinas, artiste-photographe, et Nadège Abadie, photographe et réalisatrice.

L’initiation et le suivi de l’écriture journalistique ont été assurés par Pascale Colisson, Institut Pratique du Journalisme de l’Université Dauphine, PSL, chercheure associée à la Chaire Management, Diversités et Cohésion sociale de l’Université Paris-Dauphine.Responsable pédagogique des Master I à IPJ Paris-Dauphine. Elle forme les étudiants aux techniques journalistiques. Elle est également chargée de la mission Egalité des chances.

L’encadrement des équipes a été assuré par Sophie Jehel et Véronique Figini.

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