Data & Pixel : la sociophotographie enquête.

Rencontres 15, 16, 17 février

VISIOCONFÉRENCES 18h à 19h30

Programme téléchargeable ici
Entrée libre, soumise à inscription préalable, envoyer un mail à : data.pixel2021@gmail.com.
Le lien sera communiqué quelques jours avant l’événement aux personnes inscrites.

Dans le cadre du MIP ArTeC « Comprendre les usages sociaux du numérique par l’enquête » Master Plateformes numériques, université de Paris VIII / spécialité Photographie, École nationale supérieure Louis-Lumière
Thématiques des tables rondes : Environnement, Édition et Violence.
À l’initiative de cet événement, le développement d’une collaboration entre des étudiant.es du master Plateformes numériques de l’Université Paris 8, du master ArTeC et des étudiant.es photographes de l’École nationale supérieure Louis-Lumière (Cité du Cinéma, Saint-Denis) autour d’une enquête socio-photographique sur les usages sociaux du numérique. Le focus est mis sur trois thèmes Environnement, Édition et Violence.

Les enquêtes explorent les opportunités offertes par les plateformes en ligne pour se soutenir, se mobiliser, développer des écritures nouvelles, se raconter. Elles s’attachent aussi aux transformations que les logiques de fonctionnement de ces dispositifs imposent à leurs usagers par le design de leurs interfaces, par leurs algorithmes de recommandations et par leurs actions de modération. Les étudiants ont recueilli des expériences d’usagers qui permettent de saisir l’impact du fonctionnement des plateformes numériques sur les pratiques sociales. En regard, les travaux photographiques expriment les émotions ressenties, évoquent les harcèlements subis, dessinent certains contours de la censure.

Les débats organisés et modérés par les étudiant.es permettront une rencontre entre professionnels, éditeur, photographes, chercheur.es et étudiant.es. Dans ce but, trois tables rondes sont organisées autour des problématiques suivantes : Le numérique prend-il soin de l’humain ? ; Édition, numérique, matérialité ; Violences de genre : de la visibilité à la censure. Elles s’appuient sur les recherches des étudiant.es, écrites et visuelles, construites dans une double logique socio-photographique qui repose sur des enquêtes de terrain et des créations visuelles. Ces travaux sont réalisés dans le cadre d’un atelier-laboratoire, soutenu par l’Ecole Universitaire de Recherche ArTeC, et publiés sur le site dédié https://numerique-investigation.org/

Le travail photographique est à la fois journal intime, portrait, trace des phénomènes sociaux et numériques, c’est aussi un medium utilisé pour sa puissance interprétative et imaginative. Il sert différents desseins, artistiques, militants ou simplement ludiques. Les jeunes photographes sont particulièrement sensibles aux errances et à l’opacité de la censure mais aussi aux rétorsions exercées sur les plateformes numériques où ils se doivent d’être présents pour se faire connaitre et développer leur art.
Cette année, en raison de la situation sanitaire, les conférences auront lieu en ligne, via Zoom. Le lien sera communiqué la veille de la table ronde aux personnes inscrites.

Entrée libre, soumise à inscription préalable, envoyer un mail à data.pixel2021@gmail.com

Programme

Lundi 15 février 2021 – 18h-19h30

Introduction par Sophie Jehel, responsable de l’atelier, maîtresse de conférences habilitée à diriger des recherches, Université Paris 8, CEMTI, et Nadège Abadie, photographe et réalisatrice, intervenante en écriture audiovisuelle ENS Louis-Lumière.

Environnement : le numérique prend-il soin de l’humain ?

Cette table ronde abordera différentes facettes des liens qui unissent et opposent les outils numériques et l’environnement, qu’il s’agisse de leur impact matériel sur la planète, ou de leur impact psychique sur nos vies personnelles et émotionnelles. Les militants comme les thérapeutes se retrouvent pris entre deux feux : profiter des opportunités numériques pour renforcer les liens sociaux, au risque d’aggraver l’impact écologique. Les chercheurs aideront à en cerner les enjeux et les alternatives.

Intervenant.e.s : le photographe Mathieu Asselin pour son enquête sur les sites Monsanto, Guillaume Gillet, psychologue clinicien pour son utilisation des jeux vidéo dans certaines thérapies, Evelyn Campos, doctorante en Anthropologie IHEAL-CREDA Paris 3, pour ses travaux sur les usages numériques des mouvements protestataires dans les conflits environnementaux au Chili, Fabrice Flipo, maître de conférences à l’Institut Mines-Télécom, chercheur sur le développement de technologies numériques vertes, en discussion avec les enquêtes de Barbara Coloma (Paris 8) et Ludovic Balay (ENS Louis-Lumière).

Modérateur.trice.s : Flora Cavero (ENS Louis-Lumière), Charlyze Anguiley (Paris 8).

Mots-clés : écologie, environnement, activisme, relation numérique et humain, santé mentale et télépsychothérapie.

Mardi 16 février 2021 – 18h-19h30

Édition, numérique et matérialité

Cette table ronde abordera l’évolution de la sphère éditoriale sur les plateformes et les réseaux socionumériques, en particulier Instagram. Jusqu’où ces dispositifs influencent-ils la création, l’accès à l’édition, les carrières des jeunes professionnel.les ? Les publications ont maintenant une vie « rétro-hybride » : la visibilité des posts sur les réseaux ouvrant l’horizon d’une version print. Au-delà des performances artistiques, ces plateformes insèrent leurs usagers dans des procédures d’écriture, et sur les sites de rencontre, les jeunes adultes se prêtent au jeu de la scénarisation de soi sur fond d’une compétition aussi ludique qu’impitoyable.

Intervenant.e.s : Hervé Le Crosnier, éditeur multimédias C&F éditions, spécialiste de la culture numérique, Nolwenn Tréhondart, maîtresse de conférences, Université de Lorraine, CREM, pour sa recherche sur la bande dessinée en prise avec les matérialités d’Instagram, Sibylle, photographe, pour son travail sur Instagram (https://www.instagram. com/papillonnage)

en discussion avec les enquêtes de Pierre-Olivier Guillet (ENS Louis-Lumière), Rokia Cissoko (Paris 8), Zoé Destrez (ArTeC) et Axelle Badet (KLY) (ENS Louis-Lumière).

Modérateur.trice.s : Caroline Sénécal (ENS Louis-Lumière), Mathieu Loembet (Paris 8), Caroline Mansouri (ENS Louis-Lumière).

Mots-clés : édition, BD, récit de soi, amours numériques, poésie du screenshot, Instagram.

Mercredi 17 février 2021 – 18h-19h30

Conclusion des Rencontres par Véronique Figini, maîtresse de conférences, ENS Louis-Lumière, CEMTI.

Violences de genres : de la visibilité à la censure

À travers six enquêtes, nous avons étudié en quoi les outils numériques peuvent être vecteurs de violence. Internet, qui se voulait un espace libre et horizontal, voit multiplier les expressions autoritaires et polarisantes, qui paradoxalement accroissent la visibilité de leurs auteurs. L’écran nous sépare de l’autre, conférant un sentiment de toute puissance et de légitimité. Pourquoi le web est-il devenu si virulent ? Sous couvert d’apaisement, la censure opaque opérée par les plateformes numériques comme Instagram vient redoubler les discriminations subies par les représentations des féminités. La table ronde sera l’occasion d’en discuter et d’ouvrir des perspectives de transformation des expressions et des représentations genrées en ligne.

Intervenant.e.s : Fanny Lignon, maîtresse de conférences, Université Lyon 1, pour ses recherches sur les enjeux du genre dans l’univers du jeu vidéo, Marie Docher (sous réserve), photographe, vidéaste, militante, consultante diversité/genre dans les domaines associant photographie et contenu, et Marie Rouge, photographe portraitiste, pour son travail sur la violence conjugale,

en discussion avec les enquêtes de Mhamed Belghith (Paris 8), Jeanne Daheuiller (ArTeC), Issa Keita (Paris 8), Sophie-Clarisse Bacqueart (ArTeC), et Zelia Prigent (Paris 8).

Modérateur.trice.s : Mariam El Boudi (ENS Louis-Lumière), Jeanne Daheuiller (ArTeC).

Mots-clés : violence conjugale, sexisme, patriarcat, jeux vidéos, masculinités, harcèlement en ligne, cyberviolence.

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